Arch. Nat., LL. 270, p. 230. — 6. Ibid., p
24 juillet 1452, deux clercs sont arrêtés pour être entrés, des torches à la main, sous le porche de la maison du Château, devant le parvis, et avoir heurté brusquement à l'huis d'une certaine Jeannette La Hezarde, ainsi qu'à plusieurs autres portes, en causant un grand scandale '. Ceux des matines, de leur côté, enlevaient le soir des serrures et faisaient souvent du tapage "". On doit leur interdire de fêter leur saint Augustin par des amusements malhonnêtes. Et il est enjoint également aux compagnons et serviteurs des chanoines de ne pas s'exercer à la paume dans le cloître ^ A condition de ne pas les farcir d'intermèdes indécents, ils pourront toutefois représenter des Miracles de Notre Dame, le jour de l'Annonciation '^.
Mais surtout il y avait à Notre-Dame des fêtes magnifiques, à l'occasion desquelles on habillait le chœur de pannes de soie et de broderies ; du velours cramoisi semé de perles servait à la Pentecôte et quatre fois l'an. Et les chanoines, vêtus de leur chape de soie, y manifestaient leur orgueil et leur aristocratie. On les voyait par exemple, le dimanche des Rameaux, sortir avec la châsse de Notre-Dame pour aller bénir les palmes à Sainte-Geneviève : au retour, l'évêque s'arrêtait devant la prison, au Petit-Châtelet, chantant l'antienne : Attolite portas ; et le prisonnier qu'il délivrait portait sa queue jusqu'à Notre-Dame. Les chanoines processionnaient de même, pendant le Carême, à Saint-Martin-des-Champs, et le jour de la fête patronale. Les stations aux églises sujettes, comme Saint-Benoît, ou Saint-Etienne-des-Grès, étaient par contre beaucoup moins solennelles.
Enfin, aux grandes fêtes de Notre-Dame, on entendait les chants célèbres des doufze enfants de chœur et des douze machicots qui exécutaient leurs savantes modulations. Ils étaient,
I. Arch. Nat., LL. 117, p. ,230. — 2. Ibiâ., LL. 119^ p. 85 (Novembre 1456).