‹ François VillonChapitre 195 sur 262 · Arch. Nat., Z^h · texte numérisé non relu

Arch. Nat., Z^h

et aux procureurs, ils se tenaient autour de la salle, assis sur les bancs qu'ils avaient loués et qui garnissaient ses côtés. C'est là qu'on pouvait rencontrer par exemple M^ Andry Couraud, le procureur du roi de Sicile ; Robert Vallée que Villon nomma son procureur. Ils étaient assistés de ces clercs d'avocats et de procureurs qui formaient le royaume de la Basoche, gens toujours prompts à la raillerie, à faire payer aux béjaunes ce beuveries et mangeries » '. dui sait si Villon ne fut pas l'un d'eux ?

La Grand'chambre, où siégeait le Parlement, était une assez vaste pièce donnant dans la Grand'salle, et qui avait en outre une porte spéciale pratiquée dans le mur septentrional du Palais".

Les présidents et les conseillers siégeaient sur les « hauts bancs », recouverts d'une tapisserie fleurdelisée, de chaque côté de la chambre qu'on appelait le parc ou parquet : cet endroit était séparé du reste de la salle par une barre. Cette pièce prenait jour par des verrières blanches aux armes de France ; Colard de Laon y avait peint un tableau et le greffier Nicolas de Baye avait fait tracer, en particulier au-dessus des sièges, des sentences empruntées aux écrits des prophètes, des philosophes et des poètes latins qu'il aimait. L'été on jonchait les salles d'herbes; l'hiver on y étendait les nattes que les rats avaient épargnées. N'empêche qu'il pleuvait parfois dans la Grand'chambre, qu'une pierre se détachait de la voûte de temps à autre K

Mais on aimait son métier. On siégeait courageusement depuis le soleil levant jusqu'à midi et, durant l'été, très souvent l'après-dîner. \'illon a vu certainement ces parlementaires dont quelques-uns furent ses victimes, d'autres ses connaissances : Guillaume Cotin, président des Enquêtes; Thibaud de Vitry,

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