Le 18 juillet 1460 (Arch. Nat., X" 29, fol
2. Le 3 février 1461 (n. st.) sur la requête baillée à la cour par maître Macé d'Orléans, lieutenant du bailli d'Issoudun, la cour avait ordonné que ledit d'Orléans jouirait de son office pendant le cours du procès (Bibl. Nat., Dupuy 250). — Le 29 juillet 1476, il est question de Jeanne Leotière, veuve de feu maître Macé d'Orléans (Arch. Nat., X'» 4817, fol. }2i vo). — J'ai (iiit cette identification à l'aide des notes de M. Schwob.
3. T., h. 112 — 4. T., v. 1301. — 5. T., v. 1206. — 6. T., v. 1747. 7. Mort le 12 mai 1456. — 8. Mort le 12 juillet 1462.
chard de Longueil, à qui Louis XI donnera un successeur de son goût, Bertrand de Beauvau, seigneur de Précigny (1462). Et parmi les maîtres, on relèvera les noms de Nicolas d'Orgemont, de Charles Culdoe, de Jean Taranne, de Raymond Raguier, de Henri Cœur, de Nicolas de Louviers, le père et le fils : tous ces personnages ont quelque chose à voir avec le Grant Testament. Enfin, parmi les clercs, que l'on nommait aussi auditeurs, le pauvre poète a certainement eu des relations. Les parents et alliés de son ami Régnier de Montigny occupèrent alors des charges d'auditeurs : voici Charles de Canlers qui fut auditeur de 1430 à 1454, clerc extraordinaire en 1461 ; Pierre de Breban, un parent du chanoine de Saint-Benoît, reçu en 1436 ; Henry de Danes, institué en 1449, et qui mourut en 1467. Quant au greffier, c'était Simon le Bourrelier à qui succéda en 1467 son beau-frère, Louis le Blanc, parent de Jean le Blanc, chanoine de Saint-Benoît. Cela peut sembler étrange : mais en somme Villon devait connaître ces gens-là, savoir leur histoire ; que tout cet argent que l'on maniait autour de lui n'était pas toujours honnête. Et quand, dans sa mélancolique promenade aux Innocents, il évoquera la condition du porte-balle semblable à celle du membre de la « Chambre aux deniers », quand il parlera de ces têtes inclinées respectueusement les unes devant les autres durant leur vie, il faut bien qu'il ait éprouvé pendant la sienne tous ces sentiments, noté ces gestes cérémonieux. Car cela semble bien observé par lui de très près. Si de la Chambre des Comptes on passait à la Justice des Aides, on rencontrait là encore des légataires et des connaissances de notre poète. Les élus de Paris étaient en 1453 Enguerrand de Thumery, Guillaume Nicolas, Guillaume Colombel et Denis Hesselin. Devant cette juridiction comparaissaient continuellement les spéculateurs et les vendeurs de sel toujours honnis : Nicolas Laurens, Guillaume Volant et Nicolas de Louviers \ Et si l'on pénétrait dans la petite Justice du Trésor,