‹ François VillonChapitre 212 sur 262 · Bibl. Nat., fr. 32586, p · texte numérisé non relu

Bibl. Nat., fr. 32586, p

telet, faisait exploiter un étal; il était écorcheur juré de la Grande-Boucherie et appartenait à une famille que l'on y rencontre dès le xW^ siècle'. Et, de plus, Pierre avait épousé la fille de Jean Plaussecul, d'une famille de bouchers, de père en fils. La famille Marcel et surtout les Boucher remplissaient de nombreuses charges dans la juridiction prévôtale ^

Nous avons vu ce qu'étaient les prisons du Châtelet, la question qu'on y appliquait. De là à nommer le Châtelet une « écorcherie », il n'y avait qu'une nuance d'ironie. Aussi pour Villon % la véritable écorcherie n'était pas la Grande-Boucherie : c'était la maison d'en face, avec tous ses officiers, maîtres bouchers.

A la Porte de Paris, on rencontrait encore la taverne du Barillet-^. Genevoys, qui était procureur au Châtelet, n'avait donc pas un long chemin à faire pour y aller rougir son nez :

Genevoys est plus ancien

Et a plus beau nez pour y boire.

Quant à la maison du chevalier du guet, c'était un bel hôtel de pierre à deux étages, avec poterne fortifiée, à gros murs renforcés de contreforts et percés de petites fenêtres : on le voyait non loin de là, rue Perrin-Gasselin \ Et l'abreuvoir Popin ^, que Villon léguera à Raguier, le bon buveur, était un peu plus bas sur la Seine. Il y avait là une petite ruelle, passant sous une arche de pierre, descendant à la berge. On y conduisait boire non pas les ivrognes, mais les chevaux du quartier "; et

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