‹ François VillonChapitre 213 sur 262 · Du Breul, op. cit., p · texte numérisé non relu

Du Breul, op. cit., p

2. Tous ces renseignements sont tirés d'un registre de la Grande-Boucherie de Paris, Bibl. Nat., fr. 32586.

3. Poésies diverses, XVI, v. 12. — 4. Arch. Nat., KK. 409. Cf. T., v. 1359.

5. Voir la Statistique monumentale de Lenoir, texte, p. 135. Cet intéressant monument, qui servait de mairie au IVe arrondissement, a été démoli en 1864, lors des travaux du percement de l'avenue Victoria.

6. L., V. 146. — Cf. les Présomptions des femmes dans Monxa.ig\on, Anciennes poésies françaises, III, p. 238 :

Femme qui aime le lopin — Le vin et les friands morceaux — C'est un droit Abreuvoir Popin — Chascun y fourre ses chevaux.

7. Le souvenir de l'abreuvoir Popin nous a été conservé par une curieuse enseigne de cabaret. L'arche Popin a disparu en 1840, lors des travaux du quai de la Mégisserie.

l'on trouvait là aussi des étuvistes à qui il était interdit de jeter du bois dans la rivière'.

Un peu plus bas encore on rencontrait l'église Saint-Germain-l'Auxerrois, enrichie d'un ossement précieux du saint, enchâssé dans un bras d'argent et de cuivre, don du doyen du chapitre de Paris, Jean Chuffard ^ Pierre Richer, prêtre de Saint-Eustache, qui tenait à Paris en 1445 une notable école d'enfants (iiotahile pedagogium) où Villon envoyait de vieux usuriers étudier le Donat, avait dans cette église la ferme du luminaire ' : elle fut aussi la paroisse de Martin de Bellefaye qui y sera enterré, en 1502 ^.

Au Four-Lévêque on plaidait les causes du temporel de la juridiction de Paris % et il y avait là de dures prisons ^ ; à l'Ecole, on vendait le bois '.

Dans la rue Saint-Germain-l'Auxerrois demeurait, à l'enseigne de Vlmage Saint Eiistache ^, Denis Richier, le sergent à verge au Châtelet ; Jacques Hesselin le jeune, contrôleur du grenier à sel de Paris, et Jacques Hesselin, conseiller au grand conseil, y possédaient la maison du Dauphin ^ : cette rue ramenait à la Grande-Boucherie du Châtelet. En suivant la rue du Crucifix, on laissait sur la gauche la belle église Saint-Jacques de la Boucherie, élevée avec l'argent des riches bourgeois de cette paroisse '°.

C'était là un quartier que connaissait très bien Villon : nous allons y rencontrer un grand nombre de ses légataires,

La paroisse Saint-Jacques était l'une des mieux dotées de Paris, celle des gens du Châtelet, des gros commerçants qui trafiquaient dans ce quartier si animé.

I. Arch. Nat., Z>h 13^ g avril 1458. — 2. Lebeuf, éd. Cocheris, I, p. 81.

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