PL XIX
L'arche et l'abreuvoir Popin
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L'abreuvoir Popin
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Ainsi Guillaume Volant, ce richard qui devra sonner les cloches à l'enterrement du pauvre poète, avait été élu marguillier de l'église en 1456 par les autres paroissiens : et nous reconnaîtrons parmi eux Pierre des Landes, le maître général des monnaies ; sire Jean Clerbourg, également général des monnaies ; Nicolas Laurens, un riche et vieil usurier, un de ces « orphelins » à qui s'intéressa le pauvre Villon ; M^ Jean de Saint-Romain ; M^ Jean Langlois, changeur; M^ Pierre Taranne, parent de Chariot ; sire Nicolas de Louviers, Jean Marcel, Pierre Merbeuf, tous trois très riches et légataires de Villon ; Thomas Corneille, changeur; Jean le Muet '.
La rue aux Ecrivains, avec ses échoppes, s'étendait sur le côté septentrional de la charmante église Saint-Jacques. Nicolas Flamel, le riche et bon calligraphe du duc Jean de Berry, avait demeuré dans une maison faisant le coin de la rue de Marivaux % en face du gracieux portail qu'il avait élevé, et où il était représenté avec sa femme, à genoux devant la Vierge, Mais Flamel, tout comme un autre, avait eu son échoppe en bois au pied du clocher de l'église ; d'autres écrivains, ses successeurs et ses collègues, louaient de telles échoppes à l'église et à la fabrique : elles régnaient tout le long de Saint-Jacques. Au temps de Marot, on les appelait encore des fenêtres '. Tous les écrivains n'ont pas fait la glorieuse fortune de Flamel. Personne ne copie plus, au temps de la jeunesse de François Villon, de ces beaux livres qu'un Louis d'Orléans ou un duc de Berry couvraient d'or. On est trop désargenté. Les scribes transcrivent vite, et plus lourdement, des Heures pour les bourgeoises ; et ces pauvres jeunes gens doivent s'y appliquer jusqu'à l'hébété ment. La petite échoppe de Flamel, contre les murs de l'église, demeura close par exemple jusqu'en 145J, où la reprit un jeune