Bibl. Nat., Dupuy 250, 12 juillet
3. Le vers 15 14 est de leçon douteuse. F et I donnent la variante : Trop au marché et au fille. Faut-il corriger : Trop a au Marché au Fille ?
Inutile de faire ce prêche dans un cimetière, celui par exemple des Innocents tout proche où il y avait une chaire à prêcher (et ce cimetière était encore un lieu de rendez-vous) : au Marché de la Lingerie, contigu aux Innocents, ce sera mieux. Et peut-être que Mademoiselle de Bruyères pourra être « conclue » à son tour par quelqu'une de ces hardies marchandes :
Il n'est bon bec que de Paris.
En suivant la rue courbe du Pet-au-Diable, on rencontrait bientôt le chevet carré de l'église Saint-Jean en Grève. C'était une église très riche en reliques où l'on conservait, entre autres ', l'hostie crucifiée par le Juif de la rue des Jardins. Elle sera visitée bientôt par les crocheteurs : Régnier de Montigny y enlèvera un calice et un livre d'heures ^ On arrivait un peu plus loin devant l'église Saint-Gerv^ais dont le grand cimetière aboutissait à la place Baudoyer. C'est dans cette vieille église que se réunissaient en confrérie les marchands de vin de Paris : Arnoulet Turgis et Guillaume du Ru en furent les gouverneurs'. La Porte- Baudoyer, que l'on nommait aussi Porte-Baudet, était l'un des endroits les plus parisiens de Paris.
On vendait sur cette place beaucoup de vivres •*. Au milieu se dressait une croix devant laquelle étaient menés les criminels en charrette ; on y voyait, peinte sur un tableau, l'amende honorable faite à l'Université par les gens du prévôt lors des troubles de 1453 \ Tant de monde s'y pressait que c'était une façon de proverbe de dire :
Cela est plus commun en France Qu'a Paris la porte Baudes ^.