Guillebert de Metz, p
5. Bibl. Nat., Dupuy, 250, 6 septembre 1454. — Du Breul y a vu une échelle patibulaire, op. cit., p. 1067-1068.
6. Moralité de Tout le Monde, dans Leroux de Lincy, Recueil de Farces, III, p. 12. — « Aussi commun que la Porte Baudet » (Proverbes de Paris, Notes de Sauvai. Bibl. Nat., Baluze, 215).
Les gens d'esprit vous y auraient vendu un certain droit, tout à fait analogue à celui d'échevin dont Villon nous a entretenus. Un amant berné de ce temps-là nous le dira :
Des droitz de la Porte Baudet, Pour toute recompense et paine, Tout au beau long de la sepmaine Suis servy, comme unggrant cadet '.
Villon devait bien y connaître une taverne célèbre à l'enseigne du Heaume ^
Le grand Cimetière Saint-Jean ouvrait sur la place Baudoyer d'une part et de l'autre sur la rue de la Verrerie. Ce n'était plus un cimetière, mais un vaste marché commerçant. Là vivaient, groupés, les ouvriers qui taillaient ces beaux coffres et ces huches que nous admirons encore ^ Sur cette place on rencontrait la taverne célèbre du Mouton où l'on pouvait dîner avec les fillettes de la rue du Franc-Mûrier, qui était proche '^. Quant à Guillaume du Ru, légataire chargé du luminaire de Villon, il y demeurait à l'enseigne du Dieu d'Amours \
La grand'rue Saint-Antoine, l'artère la plus large de Paris, menait droit à la Bastille ; pour se rendre chez le prévôt, il fallait suivre l'étroite rue de Jouy, dépasser les anciennes murailles qui limitaient les jardins de l'hôtel. Là sont les chambres bien parées où reçoit la prévôté, Mademoiselle Ambroise de Loré : c'est fort vraisemblable que Villon fut accueilli dans cette noble et grande maison^.
Un peu plus bas, entre la rue des Jardins et la rue dite plus tard de l'Ave-Maria, s'étendait la maison des Béguines. Depuis
1. Poésies de Charles d'OrUam, éd. J. M. Guichard, p. 425. — Ce morceau, ajouté au ms. original, est probablement de Pierre Danthe.
2. L., V. 170. Cf. Registre criminel du Châtelet, I, p. 105 ; Arch. Nat., KK. 409.