‹ François VillonChapitre 239 sur 262 · Du Breul, op. cit., p · texte numérisé non relu

Du Breul, op. cit., p

C'est le vieux Rutebeuf qui a écrit cela'. Il est curieux de voir que Villon affirmera encore la persistance de cette opinion parisienne ; car, dans ses Lais, il leur léguera "" :

Savoureux morceaulx et frians Flaons, chappons et grasses gelines.

Ce n'est pas se montrer généreux envers de pauvres filles qui donnent la croix à baiser, l'eau bénite et le pain aux criminels qui sont menés à Montfaucon \ et quand, soi-même, on aurait pu recevoir de leurs mains cette dernière charité.

Entre la rue Saint-Martin et la rue Saint-Denis s'étendait le quartier le plus vivant de Paris ; Villon le connaissait bien.

Rue Guérin-Boisseau, Angelot Baugis, herbier, possède la maison à l'enseigne de la Caige ; Nicolas de Louviers, celle où pend le Croissant '*; dans le Grand Huleu et la rue de Bourgl'Abbé se tiennent les filles ^ Rue Qjuincampoix, où demeurent les orfèvres ^, on trouve la maison de Henri de Marie, fils d'Arnaud \ Au coin de la rue aux Ouës et de la rue Saint-Denis est Vlmage de Notre-Dame que frappa d'un coup de couteau le goujat ivre qui sortait de la taverne, ayant perdu au jeu son argent et ses habits, comme cela arriva à Villon ^ ; rue Troussevache on voit l'enseigne du Vilain qui trousse la vache ^. Rue des Lombards habitent les gens qui font des pourpoints '° ; derrière sont les entrepôts de ces marchands étrangers, italiens la plupart, qui vinrent s'établir en France au xiv^ siècle : et dans cette rue il y avait un poids. Mais on ne savait plus alors le sens du mot lombard : un lombard c'était communément un usurier. Bientôt, dans un procès que soutiendront les merciers de Paris contre des Génois venus s'installer devant le Palais, un avocat dira que « les Ytaliens furent mis hors de ceste ville

I. Ed. Jubinal, I, p. 164. — 2. L., v. 250. — 3. Du Breul, op. cit., p. 947.

4. Arch. Nat., S. 1461'. — j. Guillebert de Metz, p. 209. — 6. Ibid.

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