‹ François VillonChapitre 240 sur 262 · Arch. Nat., S. 1461 >. — 8. Du Breul, op. cit., p · texte numérisé non relu

Arch. Nat., S. 1461 >. — 8. Du Breul, op. cit., p

9. Arch. Nat., S. 14485 fol. 56 \°. L'étymologie du nom de cette rue a été contestée par Jaillot, mais Sauvai avait vu encore cette enseigne. Cf. le texte péremptoire publié par M. Schwob, Romania, 1901. p. 392. — 10. Guillebert de Metz, p. 210.

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pour ce que usoient de usures '... » Suivant cet esprit, Villon nous représentera le lombard, détesté de Dieu : dans sa jolie ballade au duc de Bourbon il dira en bon Parisien ^ :

Se je peusse vendre de ma santé A ung Lombart, usurier par nature, Faulte d'argent m'a si fort enchanté Qu'en prendroie, ce cuide, l'adventure...

Dans la rue des Lombards on rencontrait la demeure de Merbeuf, qui n'était qu'un riche drapier et contrefaisait le noble'. En empruntant la rue de la Truanderie, ou bien celle de laCossonerie où l'on vendait des poulardes '', on arrivait bientôt aux Halles.

C'était une petite ville dans la ville, et toute construite au hasard. Sur la place principale, devant les maisons régulières édifiées sur des piliers, il y avait un pilori où l'on exposait les délinquants, une fontaine, une potence et une croix de pierre. Au pilori, on montrait par exemple un voleur portant autour du cou les tuyaux de plomb des fontaines qu'il avait dérobés ; un faux monnayeur y portait un collier de fausse monnaie ; et c'est là qu'on était battu de verges. Quant aux têtes des criminels de lèse-majesté, on les plantait au milieu de cette place, au bout d'une lancée Les galeries des Halles proprement dites comprenaient deux étages; en bas on vendait le drap, les pelisses, les fourrures, les étoffes de soie ; en haut était étalé tout ce qui concernait la parure et le costume : couronnes, tresses, bonnets, miroirs, ceintures, bourses, gants, colliers de

1. Arch. Nat., X'» 481 1, fol. 296 v", 20 février 1470 n. st.

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