‹ François VillonChapitre 248 sur 262 · En 143 1 (Journal d'un hourgeois de Paris, p · texte numérisé non relu

En 143 1 (Journal d'un hourgeois de Paris, p

4. Ibid., p. 312. — 5. Ihid., p. 389. 6. Arch. Nat., X^* 41, 24 mars 1477.

blasons roturiers, leurs armes parlantes, tous ces nobles hommes et sires et honorables trépassés qui réclament avec orgueil des prières : Pater Noster, Ave Maria, Requiescat et Prie^ Dieu pour eux'. Il y a là de gracieux monuments de pierre où ils sont représentés à genoux avec leur épouse et leur patron, comme Nicolas Flamel et Perronelle sa femme - : on y voit des pieries levées, de grands tableaux pieux, des croix, des inscriptions gravées sur le cuivre. Beaucoup de légataires du pauvre poète reposeront là : Jean Riou, pelletier et capitaine des archers, sous une image de saint Sébastien; Nicolas de Louviers, Guillaume Volant, Jean de Rueil, Jean Marcel ; l'épitaphe des Perdrier se lisait sous un grand tableau ; les Danes y avaient une arcade ; et on y rencontre aussi les Chanteprime, les Braque, les Luillier, les Béthisy '.

Sous les arceaux de ce cloître, le long de la rue de la Ferronnerie ^ se déroulait une étrange et expressive peinture : c'était la danse des morts, la danse Macabrée ^ comme l'on disait.

Nous ne possédons plus ces fresques : mais on peut croire qu'elles sont fidèlement représentées dans l'édition de la Danse Macabre qu'édita le libraire parisien Guyot Marchand en 1485 '". Elle nous présente une suite de petites scènes accompagnées d'un huitain moral se terminant par une façon de proverbe. D'abord on y voit l'acteur, un personnage religieux, un maître, que l'on appelle parfois le docteur Macabre ', assis sur une haute chaise, au milieu de ses livres : un ange soutient

Page 1