‹ François VillonChapitre 255 sur 262 · PI. XXIII · texte numérisé non relu

PI. XXIII

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La Bastille, le Temple et Montfaucon

au temps de François Villon

(JrjnJci (JtiDiiiqtics de Frjiicf, enluminées pjr Jean Foti^ucl

(Bibl. Nat. - fr. 6465)

à l'une des portes de la ville), parfois même les suicidés. Ainsi on voyait à Alontfaucon jusqu'à trente corps exposés'.

Le « grand gibet » s'élevait, non loin de la route conduisant à Pantin ^, à l'extrémité de la butte Saint-Martin. Sur ce sommet il y avait une masse de gros quartiers de pierre brute formant les assises d'une vaste plate-forme. Sur les trois côtés de cette base s'élevaient seize piliers carrés, hauts de trente-deux à trente-trois pieds; ils étaient unis entre eux par des poutres de bois supportant des liens et des chaînes, et formant un triple étage pour accrocher les condamnés. De longues échelles servaient à les hisser. Au centre de cette masse, une cave tenait lieu de charnier ; au pied de la butte, on rencontrait une croix de pierre où les officiers du Châtelet remettaient le patient au bourreau K Cette impressionnante construction avait alors plus d'un siècle et demi. On la disait en ruine et décadence, en 1460 +. Aussi usait-on parfois du petit gibet de Montigny, qui s'élevait non loin, tandis qu'on réparait le grand gibet de Paris. C'est à ce gibet, portant son nom \ que finira Régnier, le compagnon de François, au mois de septembre 1457. Terrible fin d'un mauvais enfant, qui dut faire réfléchir le pauvre Villon :

Montigny y fut par exemple Bien attaché au halle grup ^.

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