Journal d'un bourgeois de Paris, p
2. Sauvai, Antiquités de Paris ; A. de Lavillegille, Des auciennes fourches patibulaires de Montfaucon, 1836 ; l'e.Kcellente restitution de Viollet le Duc, Dictionnaire d'architecture.
3. C'est Pierre de la .Dehors qui accompagnait le patient. Le cortège partait généralement du Châtelet et suivait la rue Saint-Denis. Il y avait une halte au couvent des Filles-Dieu. Après l'exécution, les officiers et les sergents du Châtelet prenaient un repas commun à la taverne.
4. Journal de Jean de Roye ou Chronique scandaleuse, éd. B. de Mandrot, I, p. 4.
5. Au delà de la paroisse Saint-Laurent. — Mais il ne prit pas, comme on l'a dit, son nom de l'exécution de René de Montigny. On le trouve déjà nommé ainsi au xive siècle (Sauvai, II, p. 612). On le rétablit en 1416 et il servit jusqu'en 1424 ; de même en 1458; il fut démoli en 1485.
6. Jargon, bail. II, v. 48-49. C'est-à-dire au gibet servant à accrocher (gruper) le cadavre exposé au « hâlc a (L. Sainéau, Les sources de l'argot ancien, II, p. 372).
Car dans « Paris, la grande ville joyeuse », on pendit alors ceux que l'on put saisir des associés de la bande de la Coquille :
A Parouart, lagrant mathe gaudic,
Ou accoliez sont duppes, et noircis.
Et par angels, suivans la paillardic,
Sontgreffiz et prins cinq ou six,
La sont beffleurs au plus haut bout assiz
Pour le hevaige, et bien hault mis au vent'...
En jargon encore on appelait le bourreau (« l'amboureux » qui serrait la corde autour cou du supplicié) marieur, parce qu'il « accolait » le plus souvent « deux à deux » les patients : le mariage, c'était la pendaison -. Et comme le pendu commençait d'abord par se débattre et gigoter, on y rattachait les idées analogiques de danse, de noces, de mélodie, en rapport d'ailleurs avec les fêtes du mariage K
Mais entendons Villon nous dire ces choses-là en beau français, et non plus dans son artificiel jargon '^ :
Frères humains qui après nous vivez >,
N'ayez les cuers contre nous endurcis,
Car, se pitié de nous povres avez.
Dieu en aura plus tost de vous mercis.
Vous nous voiez cy attachez cinq, six :
Quant de la chair, que trop avons nourrie.
Elle est pieça dévorée et pourrie.
Et nous, les os, devenons cendre et pouldre.
De nostre mal personne ne s'en rie ;
Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre !
1. Jargon, bail. I. — Sur tous ces mots voir L. Sainéan, op. cit.
2. Il existe à Rouen une vieille rue dite des Hauts-Mariages.
3. « On le condamna à estre pendu en Grève et de là aller servir de sentinelle à Montfaucon pour garder les passans d'en approcher, de leur faire congnoistre de loin qu'il fait quelque fois bon de danser et de sauter pour se resjouyr, mais que c'est une misère quand on est contraint de danser les cinq pas en Tair. « (^Inventaire général de l'histoire des larrons, 1666, II, p. 63). « Les Larrons, lesquels le plus souvent on envoyé à Montfaucon garder les moutons à la clarté de la lune... » (Ibid.).