‹ François VillonChapitre 258 sur 262 · Du Breul, op. cit · texte numérisé non relu

Du Breul, op. cit

y lit l'épitaphc : a Cy gist Alphons, jadis comte d'En... qui fut fils a très hault homme, très bon et très loyal, monsieur Jehan de Bayne, qui fut roy de Jherusalem et empereur de Constantiiiople... Et fut ledit Alphonse fils de très haulte dame Berengere, qui fut emperiere de Constantinople, laquelle fut mère de madame Blanche, la bonne et la sage roy ne de France, qui fut mère du bon roy Loys de France, qui mourut en Carthage... 1270. » Or devant ce tombeau on disait chaque jour la messe '. Toutes ces notions, volontairement ou non, se sont-elles brouillées dans son esprit, alors que Villon év^oqua de si poétique et incertaine façon ces illustres défunts ? Le tombeau de saint Louis, couvert de lames d'argent, avait sans doute déjà disparu au temps de Villon ; la reine « Blanche comme un lis » reposait à Maubuisson : ces deux noms figurent tout de même dans l'épitaphe du comte de Brienne. Mais surtout, comme dans la Ballade des « hommes du temps jadis », Saint- Denis offrait une réunion d'illustres défunts dont on ne pouvait plus même dire les noms ^

Comme tout dévot parisien, Villon a pu encore aller à Saint- Maur sur la Marne, où les mendiants et les goutteux se rendaient en pèlerinage ': il a dû voir l'une de ces « potences », les béquilles qu'on y laissait en ex-voto'^. Nous le retrouverons, vivant de « repues franches », à Bourg-la-Reine, en compagnie de l'abbesse de Port-Royal et aux dépens du barbier de l'endroit, Perrot Girart \ Plus loin encore, dans le voisinage de Chantilly, Villon a nommé Gouvieulx et son pauvre concierge, Pierre de Rousseville ^. Or c'est un fait qu'il y avait eu là jadis un bel étang, tout rempli de carpes, une chaussée où les marchands payaient un droit de passage, au temps où l'on circulait en France sur des routes sûres. Mais l'étang de

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