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I. Pli lis et ses historiens, p

3é FRANÇOIS VILLON, SA VIE ET SON TEMPS

<les ordures, entraient au service d'un collège, d'un étudiant ou d'un professeur. Souvent aussi ils erraient dans la ville sans ressources, battant le pavé et prêts à s'associer avec des gens de mauvaise vie '.

Au début du xv^ siècle, les écoliers étaient si nombreux à Paris que, lors d'une procession universitaire de Sainte-Geneviève à l'abbaye de Saint-Denis, le recteur se trouvait encore devant l'église des Mathurins quand les écoliers des premiers rangs entraient dans la ville de Saint-Denis \ Au temps de François Villon, pour mater ces étudiants, on avait pris le parti de les enfermer dans les pédagogies et les collèges qui succédèrent alors aux externats de grammaire. Les pédagogues conduisaient en temps voulu leurs élèves aux disputes de la rue du Fouarre.

Ce ne dut pas être le cas de François Villon qui demeura au cloître Saint-Benoît, sans doute chez le chapelain Guillaume.

Le premier examen que subissait l'étudiant de la Faculté des Arts était le baccalauréat, que l'on appelait aussi déterminance, du mot determinare, qui signifiait poser des thèses. Pour être admis à déterminer, il fallait être âgé de quatorze ans au moins et avoir suivi, pendant deux ans, un cours de logique ; avoir entendu le traité de Donat sur les figures grammaticales, rOrganon d'Aristote, les Topiques de Boèce, le Grécisme et le Doctrinal. La grammaire latine et la logique formaient en somme les bases de cette étude ; dès la fin du xv'^ siècle, on appellera logiciens les étudiants qui préparaient cet examen.

Ils recevaient cette instruction dans les écoles de la rue du Fouarre que les Nations louaient aux maîtres. En 1450, un de ceux-là exigeait un écu par élève pour l'explication et la répétition des livres requis pour le baccalauréat '.

Le mobilier de ces écoles était des plus simples : il se composait d'une chaise à estrade et d'un pupitre pour le maître. Les écoliers demeuraient assis par terre. En hiver, comme on

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