‹ François VillonChapitre 28 sur 262 · Thurot, op. cit., p · texte numérisé non relu

Thurot, op. cit., p

jonchait le sol de paille, la rue où se trouvaient ces écoles avait pris le nom du Foiiare ou du Feiire, viens Straminis ou via Straminea \ Cependant au xv^ siècle on commença d'user de bancs. Les maîtres faisaient les lectures en robe noire à capuchon de menu vair. Les leçons ordinaires consistaient en explications des livres prescrits pour les examens, suivies de questions. On dictait, car les étudiants pauvres n'avaient pas de livres ; puis les maîtres faisaient disputer en leur présence leurs élèves.

Au bruit de ces disputes, dans cette rue fermée aux deux bouts par des barrières de bois, un ancien professeur à Paris assure que « l'odeur la plus suave du nectar philosophique réjouissait l'odorat apte à recueillir une émanation si délicate » '. Mais à moins que ce renforcé logicien ne se montre ici un ironiste, il faut bien avouer qu'une toute autre odeur s'élevait de ces écoles. Ainsi le bedeau de la Nation de France se plaignait à l'Université, en 1450, de certains jeunes gens qui, les jours fériés, entraient dans les écoles de la rue du Fouarre, y jouaient à la paume, y faisaient des immondices : il déclarait qu'il était urgent de faire poser des treillages, afin d'en boucher l'entrée, et de fermer les fenêtres par des barres de fer \

Au bout de deux ans d'étude, l'écolier était admis au baccalauréat, examen qui consistait en une série de disputes solennelles dont la logique forma toujours le fond ; elles avaient lieu avant Noël et pendant le Carême. Le déterminant, accompagné du bedeau de sa Nation, allait y inviter certains personnages importants et s'engageait à disputer tous les jours jusqu'à la fin du Carême, rue du Fouarre. Au xv*^ siècle, la dispute d'avant Noël prit une grande importance et on lui appliqua le

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