‹ François VillonChapitre 29 sur 262 · Jean de Jandun, dans Paris et ses historiens, p · texte numérisé non relu

Jean de Jandun, dans Paris et ses historiens, p

5. Bibl. de l'Université, ms. no i. Reg. de la Nation de France, fol. 124, 14 novembre 1450. — Ils y amenaient des filles, dit Szvi\à\ (Chronique scandaleuse de Paris^ p. 73) et « toutes les nuits ils remplissoient d'ordures les bancs, les planchers et les chaises mêmes des professeurs. Pour la puanteur, les régents n'y pouvoient plus faire les leçons et les écoliers même n'y pouvoient durer non plus ».

même règlement qu'à celle du Carême. Mais, le plus souvent, les écoliers se contentaient d'argumenter sous la présidence de leur maître et dans les écoles de la Nation, quelquefois même dans les pédagogies. En somme ils subissaient seulement une véritable épreuve à la fin de janvier, devant les examinateurs de leur Nation respective. On les interrogeait sur la grammaire et la logique, et ils justifiaient de leur temps d'étude. A ceux qui étaient admis, et qui le demandaient, la Nation délivrait des lettres testimoniales. L'examen avait lieu sans que la Faculté intervînt : le baccalauréat était d'accès très facile, La Nation prélevait sur l'écolier, suivant son revenu présumé, une certaine cotisation dont l'unité se nommait bourse.

Au mois de mars 1449 (n. st.) François Villon fut reçu bachelier et paya la bourse la plus minime, qui était de 2 sous parisis '.

Le second grade que donnait la Faculté des Arts était la licence {licencia docendi'), conférée par le chancelier de Notre- Dame attestant ici que l'Université de Paris était issue de l'école cathédrale. Les candidats devaient être âgés de vingt et un ans au moins, justifier de trois ans d'études et de deux argumentations publiques rue du Fouarre contre plusieurs maîtres. A la fin du xV^ siècle on les nommait les physiciens. Ils devaient en efiet avoir entendu l'Introduction de Porphyre, les Catégories, Huterprétation, les premières et les secondes Analytiques, les traités de Boèce sur les Topiques et la Division, la Physique, le de cœlo, de generatione, de anima, de sensu et sensato, de memoria et reminiscentia, de Jongitudine el de hrevitate vitœ, cent leçons sur les mathématiques et l'astromonie, la métaphysique et la morale.

I. Noinina haccalariandormii . .. Franciscus de MoultCorbicr Parisius ij s. p. (Bibl. de l'Université^ Reg. de la Nation de France, ms. n" i, fol. 97 vo). — Ces bourses variaient de G à 7 sous ; les plus modestes étaient de 2 sous. Le 5 mai 1445 une bourse de 5 s. était exigée de Jean Cœur, qui sera un jour le riche archevêque de Bourges visé par Villon ; on voit qu'en 1447 une plainte fut formulée au sujet de Me Bernard de Miramont, procureur de la Nation de France, qui avait taxé la bourse de Jean de Canlers à 1 1 sous : on la ramena à y s. 8 d. (Ibid., fol. 69).

Page 1