Arch. Nat., X^» 85'°, fol. 87 v°, 16 juin
3. Voir les dispositions qui les concernent dans le Liber Privilegiontni et Statiitoruin Universitatis Parisiensis (British Muséum, ms. 17504, fol. 206).
4. Ibid. ; Arch. Nat., X'» 4822, fol. 63 vo, pjanvier 1481,0. st. ; Bibl. de l'Université, Reg. des Procureurs de la Nation de France, ms. n»!, fol. 145, décembre 1450.
des ceintures, des chaperons bourrelés et des souliers à la poulaine '.
Quant aux résultats de la cessation des cours et des désordres universitaires au temps où étudia Villon, ils ne tardèrent pas à se faire sentir. On vit alors les mauvais écoliers quitter leur chambre et sortir la nuit de leur collège, en armes, pour errer par la ville où ils nouaient de mauvaises connaissances et prenaient part à des rixes. Ils fréquentaient les tavernes, jouaient aux dés les biens de leurs parents, engageaient leurs livres \ Le plus hardi d'entre eux paraît bien avoir été M^ François Villon, qui, d'un trait cynique, résuma et leur mauvaise vie et la sienne dans le refrain de sa ballade :
Tout aux tavernes et aux filles 3.
Au témoignage de Guillebert de Metz on comptait alors plus de quatre mille tavernes de vin à Paris et on y vendait chaque jour sept cents tonneaux"*. Ces tavernes se rencontraient surtout aux portes de la ville, et là où circulait la foule parisienne : en Grève, au cimetière Saint-Jean, aux Halles, à la place Baudoyer, rue Saint-Martin, rue Saint-Denis, rue de la Juiverie, rue Saint-Jacques.
On les reconnaissait au rameau de verdure (une branche de sapin, une couronne de lierre, de houx ou de cyprès) et surtout au cerceau qui accompagnait leur enseigne \ Car ces enseignes ne se distinguaient pas autrement de celles des autres maisons de Paris^; elles étaient cependant plus célèbres, plus éclatantes
1. Du Boulay, Hist. Univ. Paris., V, p. 575-576, ad. a. 1452.
2. Projet de réforme universitaire trouvé parmi les papiers du collège du Navarre (Arch. Nat., L. 427).
3. Ballade de Bonne doctrine a ceux de mauvaise vie dit Marot.
4. Sur lesquels le roi percevait l'impôt du quatrième : Guillebert ne comprend pas dans ce nombre le vin exempt de l'impôt débité par les seigneurs, les collèges et les propriétaires (Paris et ses historiens, p. 232-235).