Arch. Nat., Z'" 15, 10 février 1462, n. st
archers de Paris feront taverne '. On trouvera encore parmi les marchands de vins de Paris Germain de Marie, le changeur ^
Il faut reconnaître aussi qu'on allait à la taverne pour y manger autant que pour y boire' ; qu'on s'y rendait pour toutes sortes de transactions. On y conciliait un procès; on y passait un bail; on y réglait ses comptes'^. Enfin, on était toujours certain d'y rencontrer quelqu'un de ces clercs de taverne, hâbleurs qui savent à l'occasion rédiger un acte^ L'un de ceux-là vantera ainsi, quelques années plus tard, les commodités de la taverne :
Avez faim ? vous y mengerez ; Avez vous soif? vous y burez ; A-t-on froit ? on s'i chauffera ; Ou chault ? on s'i rafreschira.
En tavernes, pour abréger.
Vous trouverez boire et menger, Pain, vin, feu et tout bon repos, Bruyt de choppines et de potz, De tasses d'argent et vesselle ; Et, quant on en part, on chancelle.
Et est on parfois si joyeulx Que les larmes viennent aux yeulx Plus grosses que pépins de poire :
Mais au fort ce n'est que de boire ^ !