‹ François VillonChapitre 67 sur 262 · Arch. Nat., H. 3462, ad. a · texte numérisé non relu

Arch. Nat., H. 3462, ad. a

5. Arch. Nat., Z^ 3257, p. 126. 25 octobre 1461, justice de Saint-Eloi.

6. T., h. 54. Cf. E. de Nanteuil, La pauvie et le laivn tennis, 1898.

7. Il faut corriger, suivant CI, la leçon /(n//.v adoptée par A. Longnon.

8. Malgré l'observation de M. Thuasne {Villon et Rabelais, p. 457 et s.) il v a lieu de maintenir l'explication traditionnelle des vers 617-618, en notant toutefois que bond et voilée formèrent de bonne heure des façons proverbiales de parler. Il ne faut:

C'est le droit loyer qu'amours ont :

Toute foy y est viollee,

Quelque doulx baisier n'acollee.

« De chiens, d'oyseaulx, d'armes, d'amours, »

Chascun le dit a la voUee,

« Pour ung plaisir mille doulours. »

Enfin c'était une tradition parmi les écoliers de commettre des écornifleries, de menues déprédations qui annoncent déjà les Repues Franches.

Ainsi on voit les prieurs de Sorbonne délibérer sur le fait du clerc de Guillaume Baudin, qui s'était présenté demandant du vin pour son maître et l'avait bu avec ses compagnons. Ce clerc ivrogne devra être chassé du collège à cause de ses fautes énormes (nous en avons cité un spécimen), comme un incorrigible. Car souvent Henri donnait des repas dans sa chambre, recevait des étrangers sans l'autorisation des maîtres, et même contre leur volonté; il rentrait à la maison, le soir, à une heure tardive ; il répondait insolemment aux questions qui lui étaient faites; il était pour tous les autres un exemple de rébellion. Ce qui n'empêcha pas Guillaume Baudin d'être indulgent au clerc qui lui buvait son vin en Sorbonne : il intervint en sa faveur auprès des maîtres qui déclarèrent que Henri serait chassé pour un temps déterminé ; on interdit aux autres écoliers de communiquer avec lui '.

Mais surtout dans les mois d'été et à l'époque des vendanges, les écoliers devenaient redoutables aux jardins et aux clos en-

donc pas vouloir serrer ici le sens de trop près. Volée fait d'ailleurs un jeu de mot qui a pu être amené par bond dans la pensée de notre poète. La farce des Mal Contens nous otfre précisément une de ces équivoques dont Villon était friand :

La jeune. — Des mal contentes j'en suys l'une. — La veufve. — Mais moy, j'en suys la principalle. — Hélas ! je n'estoys pas si palle — Quant y vivoyt, le bon des bons ! — A poy près y faisoyt les bons — • De quoy recepvoys la voilée.

(Recueil de Farces de Leroux de Lincy, p. 20).

Mais jamais avoir le bond n'a signifié être déçu. On entendait parfaitement ces vers au temps de Marot, qui pratiquait encore le jeu de paume, et n'a pas cru devoir nous les expliquer.

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