‹ François VillonChapitre 74 sur 262 · Il'id., p · texte numérisé non relu

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4. Adieux de Marot, 1529 (Œuvres, éd. Guiffrey, III, p. 119). Cf. ms. fr. 12484, i. loi ; Th. Plaiter, dans les Mém. de la Soc. de l'Hist. de Paris, XXIII, p. 179.

S • f-j V. 533-556. — 6. On a beaucoup crié et décrié l'instable monnaie du w" siècle.

« Et vous, la gcnte Saulciciere Qui de danccr estes adestre, Guillemete la Tappiciere, Ne mesprenez vers vostre maistre ; Tost vous fauldra clorre fenestre, duant deviendrez vielle, flestrie ; Plus ne servirez qu'ung viel prestre, Ne que monnoye qu'on descric.

« Jehanneton la Chapperonniere, Gardez qu'amy ne vous empestre ; Et Katherine la Bourciere, N'envoyez plus les hommes paistre :

Car qui belle n'est, ne perpètre Leur maie grâce, mais leur rie.

Laide viellesse amour n'empestre.

Ne que monnoye qu'on descrie. »

Parmi les belles filles qui achalandaient alors les magasins à la mode, nous connaissons Guillemette la Tapicière, femme d'Estienne Sergent, graveur de sceaux : elle est dite, en 1469, « vendresse de denrées de bourcerie en la salle du Palais » \ Eloi d'Amerval, contemporain de Villon, a nommé « la belle Fripière » ^. A ces belles et douteuses marchandes on faisait toutes sortes de cadeaux K

La plus illustre de toutes ces jolies vendeuses était maintenant une pauvre et vieille femme dont la beauté avait été célèbre dans les premières années du xv^ siècle : c'était la belle Heaulmière, que l'on appelait peut-être encore la belle Armurière '^.

C'est elle dont Villon feignit d'entendre les plaintes sur sa

1. Arch. Nat., Xi» 851 1, fol. 161 \'°. En 1456, Jeanne la Bretonne, boursière, et Guillemette Nasse, son apprentie, furent chassées d'une maison du Pont Notre-Dame sur la plainte des voisins (Arch. Nat., KK. 408, fol. 187 yo). Est-ce la Grant Jehanne de Bretagne ?

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