‹ François VillonChapitre 75 sur 262 · Grant Deahlerie, ch · texte numérisé non relu

Grant Deahlerie, ch

3 . « Touchant deux draps de lit, Voyer les a donnez à une gantière demorant devant le Palais [c'est peut-être la belle gantière nommée par Villon]. Touchant la robe et deux autres paires de drapz, Voyer les a donnez à Guillemette la chandeliere. Au regard d'une autre robe que Voyer demande, il l'a baillée en gaige à une pelletière pour deux escuz... » (Arch. Nat., X^a 28, 16 juillet 1459).

4. Cette opinion de M. Schwob mérite quelque considération si l'on pense que les armuriers ne furent distingués des heaumiers qu'en 141 5.

décrépitude, si magnifiques et si touchantes, et qu'elle adressait, en regrettant son bon temps, à de « povres sottes » comme elle :

Assises bas, a crouppetons, Tout en ung tas comme pelotes, A petit feu de chenevotes Tost allumées, tost estaintes ^...

Et le jeune maître es arts la chargeait de bailler cette triste leçon aux jeunes marchandes qui l'avaient remplacée ^ :

Advis m'est que j'oy regreter La belle qui fut hëaulmiere, . Soy jeune fille soushaitter Et parler en telle manière :

« Ha ! viellesse félonne et fiere, * Pourquoy m'as si tost abatue ?

Qui me tient, qui, que ne me fiere 3, Et qu'a ce coup je ne me tue ?

« Tollu m'as la haulte franchise 4 Que beaulté m'avoit ordonné Sur clers, marchans et gens d'Eglise :

Car lors il n'estoit homme né Qui tout le sien ne m'eust donné, Quoy qu'il en fust des repentailles.

Mais que luy eusse habandonné Ce que refFusent truandailles >.

« A maint homme l'ay reffusé.

Qui n'estoit a moy grant sagesse.

Pour l'amour d'ung garson rusé.

Auquel j'en feiz grande largesse.

A qui que je feisse finesse, *

Par m'ame, je l'amoye bien !

Or ne me faisoit que rudesse,

Et ne m'amoit que pour le mien ^.

« Si ne me sceut tant detrayner.

Fouler aux piez, que ne l'amasse.

Et m'eust il fait les rains trayner.

S'il m'eust dit que je le baisasse,

I. T., V. 527-530. — 2. T., V. 455-492. — 3. Que je ne me frappe.

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