‹ François VillonChapitre 81 sur 262 · Allusion à l'amie de Villon. \'oir ch. IX · texte numérisé non relu

Allusion à l'amie de Villon. \'oir ch. IX

6. Equivoque fréquente sur le mot ouvrier dont l'explication est, entre autres, donnée par cette chanson :

Se j'ayme mon amy — Trop mieulx que mon marj' — Se n'est pas de meneilles : — Il n'est ouvrier que luy — De ce mestier joly — Qpe l'on fait sans chandelle.

(S'ensuivent plusieurs lelles chansons twuiielles. Et sont en nombre iiij^'^ et dix... Réimpression, fol. i).

coquettes, de cette Catherine de Vausselles, de cette Marthe qu^ lui furent fort cruelles ; il alléguera l'indomptable désir du jeune homme ; il vous récitera la belle ballade rapportant les exemples des amours malheureuses des héros qui précédèrent le pauvre dans cette vie : et vous serez indulgent et charmé ' :

Pour ce, amcz tant que vouldrez,

Suyvez assemblées et festes,

En la fin ja mieulx n'en vauldrez

Et si n'y romprez que vos testes ;

Folles amours font les gens bestes :

Salmon en ydolatria,

Samson en perdit ses lunetes ^.

Bien est eureux qui riens n'y a !

Orpheûs, le doux menestrier, Jouant de fleustes et musetes.

En fut en dangier du murtrier Chien Cerberus a quatre testes ; Et Narcisus, le bel honnestes.

En ung parfont puis se noya Pour l'amour de ses amouretes.

Bien est eureux qui riens n'y a !

Sardana, le preux chevalier 3, Qui conquist le règne de Crêtes, En voulut devenir moullier4 Et filler entre pucelletes ; David le roy, sage prophètes, Crainte de Dieu en oublia, Voyant laver cuisses bien faites s.

Bien est eureux qui riens n'y a !

Amon en vouist deshonnourer, Faignant de menger tarteletes.

Sa seur Thamar et desflourer.

Qui fut inceste deshonnestes ;

Page 1