Arch. Nat., JJ. 195, p. 23 (Février 1468, n. st
3. « L'Université déclare qu'elle ne répute ceulx qui vont de nuyt ribler, rompre huys et armez, estre clercs ne escoliers » (Bibl. Nat., Dupuy 250, 12 mars 1455,. n. st.)-
CLERCS ET ÉCOLIERS lilj
a mandé le prévost, chevalier du guet, lieutenant criminel et procureur du roy au Chastelet de Paris, d'eulx informer et savoir le plus diligemment que faire se pourra, qu'ilz sont tels vaccabons, ribleurs et alans de nuyt, faisans les excès dessusdiz, et iceulx prendre et en fere tele punicion qu'il appartiendra ». Parmi ces noctambules, les plus innocents étaient les amoureux qui allaient chanter sous la fenêtre de leur dame, et que le Sermon joyeulx desfoiilx a dépeints de façon charmante :
Je trouve aussi a mon propos Une autre quantité de folz Qui s'en vont de nuyt par les rues, Estendant les colz comme grues, Et regardant par les fenestres S'ils verront point dedans les estres Celles de qui sont amoureux.
Hélas ! pauvres sotz malheureux, N'estes vous pas bien abusez, Foulx, estourdiz et incensez, D'estre, tant comme la nuyt dure, A la pluye, au vent, a froydure.
Les dens cliquetans a la gorge Aussi dru que marteau de forge ?
De chanter devez faire raige.
Car vous gringotez davantaige !
Et le sermonneur évoquait la folie du malheureux dont l'amie dort au lit, ou entendra cette « plaisante aubade » en compagnie d'un autre '. Situation si vraie qu'elle est décrite dans un joli rondeau de ce temps "" :
N'est ce pas pour rire son saoul D'ouyr chanter emmy la rue, Prier celle qu'on a toute nue En ses bras couché, blanc et moul.
Et qui dance au son de ce foui Qui la chante, ainsi qu'on se sue.
N'est ce pas pour rire son saoul ?