SCÈNE IV
FRANÇOISE , seule , à genoux.
En ce cœur si malade , ô mon Dieu , daigne lire ^ Que ta grâce ineffable apaise mon délire 5 Dis un mot , guéris-moi. Tu ne permettras pas Que ta fille succombe après tant de combats.
(^Elle se /eue , après un court silence.) Les pleurs dont j'ai mouillé le sacré sanctuaire Ont-ils enfin de moi détourné sa colère ? Qu'ai-je fait qui du ciel mérite le courroux ? A la table de Dieu je fléchis les genoux, Je lutte sans relâche , et ma coupable flamraç Fut innocente alors qu'elle entra dans mon ame. L'enfer me poursuit-il? Ma vie est un tourment, Et j'aime le poison dont je meurs lentement. Qui vous ramènera , songes de ma jeunesse , Rians , tels que mon ame à sa première ivresse ,
* Vous m'offriez de loin un époux adoré ,
* De la soif du bonheur comme moi dévoré,
* Oubliant à mes pieds la gloire de ses armes ,
* Heureux par nos amours , quelquefois par nos larmes. Paolo!... J'y croyais... Mon père l'ordonna... J'acceptai le malheur oii l'on me condamna.
Il était inflexible.