SCÈNE VI
FJRAKÇOISE, BERTOLD, GUIDO.
BERTOLD.
Françoise , à Paolo quels malheurs j'ai causés!
A des périls certains ses jours sont exposés j
Son pays le repousse et Home le menace j
Il est en ce château, faut- il que je le chasse?
Par les Guelfes proscrit, il n'a d'appui qu'en moi.
Quelle maison pour lui s'ouvrirait sans effroi?
Si je Tabandonnais , en horreur à moi-même,
Je mourrais avili... Tu sais combien je t'aime.
Pour obtenir ta main j'ai trompé mes soldats.
Mais fallût-il te perdre, et, marchant aux combats ,
Voir les Guelfes , campés aux pieds de nos murailles ,
Affamer mes sujets , débris de vingt batailles ,
Et d'un frère chéri me demander les jours...
Vaincu, blessé , maudit , sans espoir de secours,
Je combattrais encore , et devant leurs cohortes ,
Mourant, de mon château j'irais fermer les portes.
Faudra- t-il...?
BERTOLD.
Sois pour lui sans haine et sans courroux. Peux-tu haïr?... Nourris des sentimens plus doux... Si ton cœur s'attendrit, s'il pardonne à mon frère, Au sort qui le poursuit je saurai le soustraire , Ces murs la défendront... Il part, si tu le hais... Consens à lui parler pour ne le voir jamais. Ton père te suivra , vous irez à B.a venue : L'aspect du lieu natal amollira ta haine.
Pardonne à PfA)lo de regrets combattu... Pour un jour, un seul jour, me refuseras- tu?... Mais non , de l'amitié tu comprends la puissance! Tu cèdes , tu consens à souffrir sa présence... Mon frère... viens!
(^A part.) Bertold!... ils sont tous contre moi!