‹ Françoise et FrancescaChapitre 12 sur 46 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

l'ALMIRK, FRANÇOISE.

■■ALMIIII-:.

Un mol , de (jrai-e !

PHANÇOISK.

Upux . si r,n |)pul li» f'aiie plaisir.

PtLMIRF.

Tu m'as dit souvent que, pour entrer en niénaye, avant tout il faut Je l'aryent?

^RA^ÇOISE.

On n'a pas encore trouvé le moyen de s'en passer.

PiLMIRK.

Eh biiii ! j ai de l'espoir.

Comment ?

PALMIRE

Il y a (|uelqu'un de riche qui m'aime.

FRANÇOISE, avec incrédulité.

Il te l'a dit?

PALMIRE

T'n grand seigneur.

Quflque mauvais sujet !

PALMIRE

Un Iioniine de quarante-cinq ans.

T^.int pis. J'en aimerais mieux un île vingtcinq .. Ces vieux roués, c'est ce qu'il y a de plus dangereux... (à dcmi-voii. ) et de moins agréable.

PALMIRE

Quand il m'a abordée, je me rendais au Conservatoire , les yeux bai.ssés... comme c'est notre habitude à toutes...

Modestie de convention et d'unitorme... On a l'air de ne pas voir... on regarde en dessous. . c'est plus décent... Mais ça ne l'a pas empêché <le te faire sa déclaration?...

PALMIRE

Ob ! en termes vagues et respectueux. « M<1- ■t demoiselle,' s'cst-il écrie, qu'il est doux de Il cultiver les arLs!... » Manière d'entrer en convcrsatioii... . Ils font lecharmede ma vie!.. .. J'adore la musique !... » — « Monsieur, je « suis de la classe de déclamation...» — » C'est « éyal, les beaux vers ont aussi leur harmonie , "et, récités par vous, ils doivent produire » une émotion que j'éprouve cléja à votre vue... « car je sens là un trouble qui m'apprend que .1 je vous aime !... »

Eh ! mais, c'était assez clair.

PALMIRE

Aïs du couplet finul de JMadanic t'uvart.

Aussi dans celle circonsiance , Me eoiuluisam on ne peut mieux , J'ai doublé le pa.s par prudence Kl rougi jusqu'au l>lanc des yeux.

Conuni- une in(;cnuilc doit faire.

PALMIIIE.

Puis lout-.'t-coup nie rclouruant, J'ai pris un .lir dipilc et sévère.

FR.»NÇOISE.

C'csi enror ce qu'on nous apprend.

Page 1