AMANDA, PALMIRE
PALMIRE, à part.
Que c'est pénible!... et comment faire ?.. je voudrais pour tout au monde...
AMANDA, courant .1 elle.
.\h ! que je te félicite et que je t'embrasse !.. c'est donc vrai!., tu deviens comtesse!., tu épouses un homme immensément riche?...
PALMIRE, avec embarras.
Oui... ma... sœur...
AMANDA
Ça se trouve bien... j'épouse un artisan... qui n'a que ses bras... nous trouverons ton mari quand nous en aurons besoin : c'est tout simple, entre beaux-frères on ne se gêne pas...
ÂI8 : Vite, Marie, à ma toilette.
Ah ! quel plaisir! ah ! quelle chance ! Tout s'arrange selon mou cœur ; L'avenir est plein d'espérance , Kt le présent riche en bonheur.
Mon mari Est chéri; C'est mon cœur qui l'a choisi , C'est un cxcellcm parti...
Pas d'fortuo'... mais tant mieux!
Puisque ma sœur en a pour deux.
Ah! quel plaisir! etc.
PALMIRE, à paît.
Puissé-je, eu cette circonstance , Lui laisser long-tcwps son erreur 1 Mats il faut rompre le silence, Et détruire , hélas ! son bonheur.
AMANDA
Tu vas nous présenter... que je suis impatiente de le voir, ce cher comte, et de faire sa connaissance !... ce seia-t-il pour aujourd'hui ?
PALMIRE
Oh ! non...
AMANDA
Tant pis!... je l'aurais invité à venir à ma noce... avec toi.
PALMIRE
C'est que, !noi-niême, je ne pourrai pas y aller.
AMANDA
Tu plaisantes?
PALMIRE
Ce n'est que trop vrai... mon mari ne veut plus que je vous voie.
AMANDA
Qu'entends-je!
PALMIRE
Il me commande de rompre avrcma famille .. ce n'est qu'.i celte condition qu'il consent à iii'épou^er.