F. BULOZ A LA COM EDIE - FRANC AIS E
direction nouvelle au théâtre, et d'y introduire des auteurs nouveaux, certaines réformes s'imposaient.
Et c'est ici la place d'une curieuse histoire concernant M. Empis. Il faut la connaître, elle est plaisante, et significative aussi.
En 1834 M. Empis est directeur des domaines de la liste civile, et la Comédie-Française, qui n'est pas en fonds (en 1834 nous sommes sous la direction Jousselin de la Salle encore)^ ne peut payer au roi son loyer; car la Comédie est locataire du roi. Donc, elle doit au roi en 1834 : 150 000 francs. M. Empis (directeur des domaines) accorde un délai, et on joue une pièce de M. Empis, cinq actes : Une liaison. (C'est Alphonse Karr, qui raconte tout cela.) En 1837, un nouveau délai est nécessaire, et on joue Julie ou la Séparation de M. Empis. En 1838, on doit 22d 000 francs au roi; et puis bientôt après 350 000 francs. Cependant on obtient remise sur remise. A. Karr prétend même qu'il y aura plus tard un traité secret entre Vedel, directeur, et M. Empis. « Celuici exige que quatre pièces de son répertoire soient remontées (et il donne les titres) : La Mère et la Fille, la Dame et la Demoiselle^ Lord Novard, et Julie ou la Séparation. Les pièces seront « jouées un certain nombre de fois chaque mois, et à chaque infraction du traité, les droits d'auteur seront payés comme si les pièces avaient été jouées* ».