Bergougnoux
F. Buloz, on l'a vu à la. Revue des Deux Mondes ^ fat un homme d'action et d'initiative. Il eut l'idée de re}3rendre les chefs-d'œuvre du Théâtre ancien et du Théâtre étranger, — de les remettre à la scène, mais il ne trouva, ni dans le comité, ni au Ministère, pour cette innovation, l'appui suffisant qui lui permît de tenter l'aventure ^ D'ailleurs, il est difficile de se rendre compte maintenant des obstacles que la moindre tentative nouvelle rencontrait à cette époque... Ce n'est qu'en parcourant la correspondance, que j'ai pu moi-même être édifiée à ce sujet : la représentation de U71 Caprice fut jugée une imprudence, et beaucoup blâmèrent le directeur.
F. Buloz « avait trouvé V. Hugo et le Théâtre brouillés, il les réconcilia » et, à propos de Marion de Lormey on lit dans Victor Hugo raconté : « Il était peu tenté de retourner aux Français. L'hostilité qu'il avait trouvée dans le public, dans les employés, et jusque dans les acteurs l'y attirait médiocrement. M. Taylor, seul, lui avait été
I. Voici un rapport adressé par F. Buloz au ministre de rintérieur à ce sujet : « ... L'idée métait venue, de proposer au hiinistre qui vous a précédé au Gouvernement de rintérieur, de consacrer annuellement une somme de vingt mille francs, pendant un certain nombre d'années, pour transporter sur la scène française, les chefs-d'œuvre du Théâtre ancien et du Théâtre étranger, en confiant ce soin à nos poètes et à nos meilleurs auteurs dramatiques. Je voyais là un sujet d'étude pour nos jeunes écrivains, un moyen de combattre la stérilité actuelle... Le ministre qui tenait alors le portefeuille n'eut pas le temps d'examiner cette idée, que j'ai maintenant l'occasion de soumettre à votre appréciation. »