‹ Fran©ois Buloz et ses amisChapitre 12 sur 173 · Inédite · texte numérisé non relu

Inédite

2. Entre autres légèretés, Lamartine reprochait à A. de Musset, après ses grandes déceptions amoureuses, d'avoir raillé l'amour, dans La Coupe et les lèvres, bien antérieure à ces déceptions, etc.

à Lamartine. Elle en a été satisfaite, à Texceplion d"un mot qui Ta blessée, et que je vous prie de faire corriger immédiatement, car ma pauvre mère est dans un état nerveux où la moindre chose Texaspère.

Il s'agit du mot : // a vécu pauvre, il est mort pauvre. Ma mère ne veut point de cela, et soutient d'ailleurs que ce n'est pas exact. Faites-moi donc le plaisir de mettre : // a vécu sans ambition, il est mort sans fortune. Vous trouverez cette phrase au milieu de la lettre, avant le mot Enrichis-toi qui, étant en italique, se voit de loin. Je vous recommande instamment cette correction, quelque peu d'importance qu'elle vous semble avoir, ce rien suffirait pour mettre ma mère au désespoir.

On pense ici que j'ai eu raison d'écrire à Lamartine, mais on dit aussi que cette lettre n'est pas facile à faire. J'espère que les Angevins la trouveront convenable. Je crains un peu, je vous l'avoue, qu'elle soit noyée dans son petit texte à la fin de votre chronique, et qu'on n'ait bien de la peine à l'y découvrir. Est-ce que vous ne pourriez pas l'annoncer dans le sommaire ?

Si vous saviez, mon cher ami, quelle scène déchirante il y a eu ici à mon arrivée! j'en suis encore bouleversé ce matin.

Tout à vous,

Dimanche 12 juillet, 8 heures.

Deux ans plus tard, en 18o9, Paul de Musset voulut répondre au roman de George Sand, Elle et Lui, par un autre roman : Lui et Elle. La pre-

Page 1