Voici le procès-verbal
Comédie- Française. Séance du 10 décembre Î8UU.
A l'ouverture de la séance un membre du Comité prenant la parole tant pour lui qu'au nom de ses collègues exposa que le Comité croirait manquer à d'impérieuses convenances non
Les amis de F. Buloz ne tardèrent pas à répondre à leur tour aux accusations de Dumas. La plus retentissante de ces réponses fut celle que Sainte-Beuve inséra dans la Revue du 15 décembre 1844. « Une brochure signée Edouard Bergougnoux portant ce titre : M. Buloz et M. Alexandre Dumas^ lettre à M. Delaunaij, directeur du Journal des Artistes » ^ parut en même temps. — Une autre réfutation anonyme, l'année suivante, s'intitula : Vérité! sur les lettres et révélations de M. Alexandre Dumas concernant M. Buloz, la Comédie-Française et V art en général. Enfin Mirecourt, avec sa violence habituelle, s'empara de cette polémique, et s'en servit même, pour écrire contre Alexandre Dumas un véritable pamphlet; et sous quel titre! Fabrique de romans. Maison Alexandre Dumas et compagnie. Miremoins qu'à la justice, si devant les attaques dont le Commissaire royal a été récemment l'objet dans un journal, il se dispensait de reconnaître et de déclarer que dans l'exercice de ses fonctions près le Théâtre-Français il s'est toujours montré médiateur impartial, cherchant à concilier équitablement les intérêts qu'il avait mission de surveiller, avec les prétentions réciproques des gens de lettres et des artistes.
C'est donc un devoir pour le Comité d'attester que M. le Commissaire royal n'a jamais usé de la juste influence que sa position lui confère que pour étendre ou pour fortifier les rapports de la Comédie-Française avec les écrivains dramatiques.
Suivent les signatures des membres du Comité d'Administration.
Pour copie conforme.