avril 1841, Archives Nationales, F
d'attribuer à cette artiste lors de son admission dans la Société une part subventionnelle do 42 000 francs sur les fonds accordés par l'Etat à cet établissement... » Il est entendu aussi que Rachel jouira d'un congé annuel de trois mois, c qui sera délivré aux époques fixées par l'article 80 du décret du 15 octobre 1812 ». Mais la seconde proposition, le ministre la repousse : il refuse de donner 30 000 francs de traitement à mademoiselle Rachel pensionnaire : « Je ne puis prendre aucun engagement à cet égard, les sommes vacantes sur les crédits subventionnels resteront à ma disposition, soit pour venir au secours de la caisse dans un moment de gène, etc. * »
Outre le fixe de 42 000 francs que Rachel recevra comme Sociétaire, elle aura 64 feux, une représentation à bénéfice, le tout devant faire un total de 55 000 francs environ. « On peut même ajouter, dit M. G. d'Heylli, que les trois mois de congé habilement exploités parla tragédienne, lui comptaient un revenu net de 100 000 francs », et je crois que souvent, ce chiffre a dû être dépassé.
On voit que le traitement n'était pas médiocre pour l'époque. Mais le Commissaire royal tenait à s'attacher Rachel, il croyait ainsi y parvenir; pourtant, déjà elle jouait assez irrégulièrement, si j'en crois une lettre de F. Ruloz à Bocage, du