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Celte solution concilie les diverses parties engagées dans la question. Elle satisfait les légitimes exigences du public, en lui rendant la tragédienne, dont il oubliera l'ingratitude, pour applaudir le talent; et elle met un terme au conflit regrettable de TAdministrateur et de Tactrice.
Nous pensons donc que M. le Ministre de l'Intérieur peut et doit faire notifier à mademoiselle Rachel par M. Buloz, c[ue l'exécution de ses engagements avec la Comédie- Française ne peut être entendue que comme nous venons de l'établir.
Les congés ne sont accordés que pour donner aux artistes un temps de repos; si dans Tusage on a toléré que cette concession pût profiter à leurs intérêts, jamais il n'a été admis que ce pût être, pour les artistes, une cause, un moyen de se soustraire à leur engagement principal. Il ne faut pas perdre de vue que jamais mademoiselle Rachel n'a perdu un jour, un seul jour de ses mois de congé et que chaque année, ce sont les mois de son service au Théâtre-Français qui ont été atteints.
Adopté par la Commission dans sa séance du lundi, 21 février 1848.
Ce rapport, « approuvé par le Conseil d'Etat, fut transmis à M. Buloz par M. Duchàtel : c'était le 24 février 1848 ». « A cette réception, M. Buloz fut transporté de joie. Il appela dans son cabinet ses intimes et leur lut le document triomphant. Domptée par cet arrêt de l'autorité supérieure, l'intraitable tragédienne allait enfin savoir ce qu'était M. le Commissaire royal!... Le Secrétaire de l'administration fut appelé pour dresser
une copie de l'arrêté vainqueur qui allait être joyeusement notifié à mademoiselle Rachel. Tout l'état-major de M. Buloz était réuni dans la salle du Comité, se réjouissait de l'afTaire... Tout à coup on entend un coup de fusil dans la rue, puis deux, puis trois, un vacarme affreux éclatant sous les fenêtres qui éclairaient le triomphe de M. le Commissaire royal! » Et c'est la Révolution chez l'armurier Lepage que l'on pille, et que l'on dévalise. « Une émeute! Vive la réforme! l'émeute devenait Révolution, etc.* ».
H. Blaze parle aussi des événements qui se passèrent après que Thémis, sous les traits de M. Edmond Blanc, venait de prononcer son arrêt. . . « demain il n'y aura plus ni Conseil d'Etat, ni Commissaire du roi .», mais « Camille, coiffée du bonnet phrygien, incarnera la Marseillaise ».
Le 26 janvier, à Neuilly, Rachel avait mis au monde son second fils, Gabriel Victor, le 29 février suivant elle profita de cette circonstance pour aviser le régisseur du Théâtre-Français qu'elle ne pourra reparaître à la Comédie que dans six semaines. F. Buloz a annoté cette lettre au régisseur : « La maladie est une fiction, mademoiselle Rachel n'a d'autre but que d'amener, en ne jouant pas, la prompte démission de M. Buloz. » Car « il est devenu, dit M. Fleischmann, maintenant sa bête noire^, le tyran, le despote, l'homme