‹ Fran©ois Buloz et ses amisChapitre 169 sur 173 · LOUIS-PHILIPPE, ROI DES FRANÇAIS · texte numérisé non relu

LOUIS-PHILIPPE, ROI DES FRANÇAIS

A tous présents et à venir Salut,

Vu notre ordonnance royale en date du 29 de ce mois, réglant les nouvelles dispositions relatives à l'administration du Théâtre-Français;

Sur la proposition do notre Ministre secrétaire d'État au département de Tlntérieur; Nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit :

Art. P^ Monsieur François Buloz est nommé administrateur du Théâtre-Français.

Art. II.

Notre Ministre Secrétaire d'État au département de l'Intérieur est chargé de l'exécution de la présente ordonnance, donnée au Palais de Neuilly le trente août mil huit cent quarante-sept.

Signé : louis-philippe.

Par le Roi

Ministre Secrétaire d'État au département de l'Intérieur. Signé : duchatel.

Pour Ampliation Le Sous-§ecrétaire d'État au département de l'Intérieur.

Signé : a. sam.

Collationné Le Chef de Division X.

cms

MINISTÈRE DR l'iNTÉRIEUR

Direction des Beaux-Arts.

Bureau des Théâtres.

Théâtre- Français.

Paris, le 17 février 1848.

Monsieur le chef de Division de la Comptahililé Générale.

Monsieur et Cher Collègue,

L'art. 2 de l'ordonnance Royale du 29 août 1847 relative au nouveau régime administratif du Théâtre-

Français porte que l'administrateur, noranaé par le Roi, rem|)lira les fonctions attribuées parle Décret (lu 15 octobre 1812 au Commissaire — une ordonnance Royale du 30 août 1847 a nommé M. Huloz, administrateur du Théâlre-P>an(jais. — Il y a donc lieu d'ordonnancer à son profit la somme de 6 000 fr. portée au Budget pour le traitement du Commissaire royal.

J'ai rhonneur de vous en informer pour que vous vouliez bien prendre les mesures nécessaires pour que cette somme soit mise à la disposition du Caissier de la Comédie-Française par parts mensuelles

de cinq cents francs.

Le Ministre.

ABCHIVES NATIONALES P 21 1087

24 janvier 1849.

A Monsieur le Ministre de Vlnlérieur.

Monsieur le Ministre,

Dans quelques jours les comptes du Théâtre de la République pour l'exercice 1848 seront arrêtés et en état de vous être soumis. Ils présentent dès ce moment un déficit considérable, et que n'a pu combler l'allocation si libéralement accordée par l'Assemblée Nationale.

Cependant les circonstances extérieures n'ont pas seules occasionné le résultat qui nous afflige. Une grande part doit en être attribuée au défaut de concours de Mlle Rachel, qui a fait perdre à la Comédie- Française trois des mois les plus favorables pour les théâtres.

Cette assertion repose sur des points irrécusables qu'il nous appartient de vous faire connaître.

Nous devons avant tout, Monsieur le Ministre, protester des bonnes dispositions qui animent tous les Sociétaires à Tégard de cette artiste éminente, de Testime qu'ils font de son talent, des égards dont ils n'ont cessé de l'environner. Pour n'en citer qu'un exemple récent, Mlle Rachel. pour des motifs qu'il ne nous convient pas de signaler, avait été forcée de s'éloigner du Théâtre le 18 décembre 1847 ^ et de prolonger son absence jusqu'au 6 mars suivant! A sa rentrée elle donna 10 représentations en mars et 13 dans chacun des mois davril et mai. Elle ajouta spontanément le chant de la Marseillaise à ses rôles ordinaires, et maintint ses recettes à un taux élevé, eu égard surtout aux circonstances. Appréciant le motif qui la portait sans doute à réparer le tort que son absence nécessaire avait causé au théâtre, les Sociétaires préférèrent en faire honneur au dévoûment de l'artiste. Une lettre affectueuse accompagnée d'un témoignage de sympathie dut prouver à Mlle Rachel les bons sentiments de ses camarades^.

Aucun incident de nature à les altérer ne s'était produit, lorsque le 11 octobre dernier, M. Lockroy, Commissaire du Gouvernement chargé momentanément des intérêts sociaux, fut inopinément révoqué de ses fonctions. Sans l'avoir demandé, surtout sans l'avoir désiré, le Comité dut reprendre les rênes de l'administration, et faire face aux nécessités de la situation.

Cédant alors aux inspiratione d'une dignité tout

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