L'Académie Impériale de musique, déjà cité
fâcha; et comme notre Provençal insistait, Weber lui dit : « A votre aise, travaillez, prenez de la peine, mais souvenez-vous que vous n'avez entre les mains que la partition piano, que la. partition orchestre reste entre les miennes, et celle-là, ni vous ni personne en France n'y touchera ! » Castil-Blaze réplique tranquillement : « Eh! gardez votre orchestre, je me charge d'en écrire un autre à la place! »
Weber prit-il cette bouffonnerie au sérieux? Trois mois après, le 7 décembre 1827, il donna son œuvre intégrale à l'Odéon. Ce fut une déception, une immense chute. Ce vainqueur fortuné jusqu'alors, fut « sifflé, meurtri, bafoué, navré, moqué, conspué, turlupiné, hué, vilipendé, terrassé, déchiré, lacéré, cruellement enfoncé jusqu'au troisième dessous* » par le public français. A propos de cette musique, qu'on jugeait alors bruyante, on a dit que Laplace, curieux d'entendre l'œuvre de Weber, assista à une répétition de l'Odéon. En qualité de Pair de France il fut placé dans la loge de la Chambre, et malheureusement, juste au-dessus des cuivres.... Au premier morceau il fronça le sourcil, au second il s'en alla en disant : « Je ne suis pas assez sourd pour entendre cette musique-là^! »
Après son premier insuccès, Weber consentit