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LE MARIA G K DE F. liULUZ. 61
Du :jO octobre 1835.
J'ai bien lardé à vous répondre, mon cher ami. C'est que, comme vous le pensez, j'ai été bien occupé de mon mariage ; tout est fini enfin, et je vous assure que je suis bien heureux: ma petite femme est un ange de douceur et de bonté, et puis elle m'aime bien, soyez-en sur : c'est une tendre fleur que j'ai eu le bonheur de rencontrer sur mon passage. Tout ira, j'espère, à merveille.
Oh! je vous remercie, mon bon Bocage, de votre excellente lettre; je vous assure qu'elle m'a fait pleurer d'attendrissement. Vous êtes un noble cœur, suis-je heureux d'avoir un ami tel que vous. Mais quand serez-vous définitivement fixé dans un théâtre de Paris? Dites-moi donc ce qu'il faut que je fasse pour vous aider, je tâcherai de m'y j)rendre plus adroitement. Voyez, écrivez-moi cela; je serais si content d'avoir l'occasion de faire quelque chose pour vous...
Le mariage de F. l^uloz avait eu lieu en octobre, et déjà en janvier suivant voici un grand bal rue des Beaux-Arts! En eflet, le 1" janvier 1836, la Revue des Deux Mondes donne son premier bal... On ne peut omettre ici cette réception. « grand bal littéraire », signalée et commentée par Roger de Beauvoir. Celui-ci fit de cette fête, le sujet d'une pièce de vers à la vérité moins légère et moins spirituelle que celles dont s'amusa Musset, mais assez piquante ^
I. Je dois communication de cette pièce à l'érudit M. Glinel, qui a bien voulu m'en donner copie en 1908.
l" janvier 1836.
LE BAL LITTÉKAIRE