‹ Fran©ois Buloz et ses amisChapitre 26 sur 173 · CHEZ M. BULOZ · texte numérisé non relu

CHEZ M. BULOZ

C'est le premier janvier mil huit cent trente-six : Moi, fils d'Omodéi. grand espion des Dix, Je veux, je dois, ma foi, signaler à la terre. Le programme inouï d'un grand bal littéraire, Bal qui sera donné vers dix heures trois quarts, Numéro 10, au coin de la rue des Beaux-Arts.

Voilà Séraphitus', il arrive tondu;

Il coupa ses cheveux en buvant du Champagne,

Avant que de Vienne il ne fît la campagne.

Sa canne est maintenant à M. ÎNlelternich!

Indiana - survient, et le trouve loustic.

Elle fume à son nez quarante-deux cigares.

Tous deux causent longtemps au choc de leurs gabares

Qui surprirent en flanc la frégate Dumas.

La marine africaine avait pris son compas,

On découvrait déjà la Méditerranée!...

L'action fut si chaude et si déterminée

Qu'on ne put retrouver de l'embarcation

Qu'une poutre et ces mots : Aux hommes d'action!

Dans un coin cependant. Planche tout à son aise,

Commente les Reynolds, Prout, et l'Ecole Anglaise,

Quant à Rembrandt, dit-il, « c'était un gros bourgeois »,

Pour écrire ceci. Planche a passé six mois

Dans ce pays du grog, des bravas, de la bière

Qu'assez communément on nomme l'Angleterre.

Un Saint Quaker l'assiste, habit noir et front haut:

C'est un homme du Temps ^, critique sans défaut

Qui donna l'autre hiver, dans certaine Revue.

Sur le Salon d'alors, des pages sans bévue.

Pages dont l'art utile était le fondement.

Et qui ne poussaient pas trop à l'abonnement,

Bien que le prote eût mis de façon avisée :

Sermons pour être lus au saint temps du Musée.

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