LE MARIAGE DE F. BULOZ
Stello * vint, puis bientôt Quiquengrogne ^ après lui, Ah! qui dira jamnis quel éclair a relui, Quels rayons infernaux sur le salon tombèrent Lorsque les deux rivaux, au bal, se rencontrèrent?
Le comte de Béziers ^, par cet aiïreux verglas N'en vint pas moins au bal... la mort sonnait le glas. Buloz, son factotum vint à lui... « Tu me navres Avec cet habit noir, auteur des Deux Cadavresl Dit-il, Madame Sand veut rire et non pleurer! Que viens-lu faire ici? — Je viens vous enterrer,
Dit Frédéric. « Voilà... votre Revue est triste. Elle est bête, maussade, et n'a rien, rien, d'artiste! Buloz, mon cher ami, vous êtes un grand sot! •
Dumas survint : « Soulié, va, je te prends au mot. Laisse à ce Jupiter son Olympe de cuistres. Laisse-lui ses amis, ses écrivains sinistres. C'est un faquin jaloux d'escompter nos esprits. 11 nous oITre toujours son papier jaune ou gris, Mais il ne peut atteindre à la saison prochaine, Buloz, c'est le roseau, et moi, je suis le chêne! »
On trouva ce discours un peu fort de tabac, Puis l'on alla soviper aussitôt chez Balzac.
Roger de Be.\uvoir.
A me.sure que l'œuvre de Buloz grandit, se précise, et s'étend, sa vie y est si confondue, qu'il est souvent impossible de séparer l'une de l'autre. Aussi entrerons-nous souvent, par sa correspondance, ou celle des siens, dans son intimité.
Les lettres de madame Buloz à sa sœur Rosalie, mariée au loin, sont une source de renseignements précis sur cette époque de la vie de F. Buloz et de la Revue. Séparées, les deux sœurs demeuraient tendrement unies, s'écrivaient presque