MoDtalivet
2. La place de bibliothécaire à l'Intérieur que F. Buloz demanda alors pour Alfred de Musset. ,
Nous avons écouté celte infernale musique pendant quatre heures, sans pouvoir saisir le plus petit bout de chant.
Buloz «lit que c'est une musique de déception, on court toujours après une mélodie, qui de temps en temps montre le bout de son aile, et qui s'échappe aussitôt qu'on commence à l'entrevoir.
Cette nomination de Commissaire royal dont madame Buloz parle à sa sœur au début de cette lettre, F. Buloz ne devait pas aisément l'obtenir. Elle lui écrira encore quelques jours plus tard' :
« Henri te contera au long et beaucoup mieux que je ne pourrais le faire moi-même, les tribulations que Buloz a eues à essuyer avant d*avoir la place qui lui est définitivement assurée. Sa nomination devant paraître aujourd'hui dans le Moniteur... j>
Mais sa nomination ne paraît pas encore, et ne paraîtra pas avant le 19 octobre.
Le 19 octobre i838.
Ma chérie, il y a longtemps que je ne t'ai parlé de laiTaire de Buloz, tu sais que je ne me fais jamais d'illusions, je craignais en l'instruisant de ses espérances, d'être obligée plus tard de t'en apprendre la non réussite, mais aujourd'hui je suis tout à fait rassurée et très contente ; sa nomination a été signée avant-hier par le roi, et a paru aujourd'hui dans le Moniteur.
J'ai reçu des compliments de tous nos amis, tu