Inédite, 10 février
assez les beautés. Du reste, son article est charmant, mais j'ai un peu souffert en le voyant succéder à de si grands éloges de M. Quinet. Ce livre d'Alfred a-t-il enfin le succès qu'il mérite?
Adieu, mon vieux Buloz. Je suis toujours à la Châtre, où je m'amuse beaucoup, mais je voudrais mes enfants, j'en ai soif.
En faites-vous? en désirez-vous? Il n'y a que cette passion-là dans la vie qui ne soit pas sujette à vicissitude, mais je ne sais pas si les Jjommes la connaissent ^
Enfin, le fameux procès est plaidé et les tribunaux, dit George, lui ont accordé la victoire. Elle l'écrit à ses amis, elle l'écrit à Liszt, à la Comtesse, à Guéroult, aussi à sa nouvelle amie « Margarita », madame François Buloz :
Ma chère Christine, je vous embrasse et vous remercie de votre aimable souvenir. Mon procès est plaidé et gagné. Mon vieux ami Michel ^ a été admirable. Mon agréable ennemi M. Dt^ a été penaud. Jai de nouveau la garde de mes deux enfants, sans lavoir demandée, car, vu son insistance, je n'espérais pas tant obtenir. Je ne sais si j'aurai autant de succès à Bourges, où il va faire sans doute appel. Dans tous les cas, mon procès est imperdable, et j'espère en être quitte dans trois mois. Alors on pourra publier Engelwald, et nous verrons à le mettre sous presse quelques semaines à l'avance.
Priez Buloz de publier 5zmon, Leoni, ci André ou