‹ Fran©ois Buloz et ses amisChapitre 40 sur 173 · M. Dudevant, son mari · texte numérisé non relu

M. Dudevant, son mari

CORRESPONDAiNCES. 85

Jacques^ si bon lui semble, je n'y ferai pas de corrections, mais qu'il n'aille pas débuter par le Secrétaire intime^ qui est ce que j'ai fait de plus plat. Je ne suis même pas décidée à le republier. Je compte faire une ^n\^ et des changements conséquents à l'infûme Létia, que je considère comme ma meilleure ouvrage...

Dans le moment présent j'ai besoin d'une publication tjui n'indispose pas le public, à cause de mon procès. André et Simon feraient bien. Je ne vois pas que mon portrait soit nécessaire à la première livraison.

Dites donc à votre cher époux de se dépêcher. Je ne le laisserai pas en arrière. Je suis en train de faire Meyerbeer\ Je l'écris dans un petit jardin tout rempli de lilas et de tulipes. J'espère que mon style sera fleuri. Mauprat viendra ensuite, si le jeune Buloz y tient.

Mais dans peu de temps nous nous verrons à cet effet, faites-lui commencer seulement l'édition complète. Il me donne des raisons dilatoires qui n'ont pas le sens commun.

Bonsoir, ma belle petite dame. Donnez-moi de vos nouvelles de temps en temps.Je vous embrasse, si vous le permettez, et si vous voulez bien m'aimer un peu. Tout à vous,

GEORGE-

14 mai 1836.

Donc, voilà le procès Dudevant contre Dudevant plaidé, et gagné par G. Sand en première

1. Lettres d'an voyageur. La musique. Les Huguenots, à Giaccomo Meyerbeer, 15 novembre 1836.

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