‹ Fran©ois Buloz et ses amisChapitre 41 sur 173 · Inédite · texte numérisé non relu

Inédite

86 FRANÇOIS BULOZ ET SES AMl^S.

instance. M. Dudevant fera sans doute appel? G. Sand est toujours campée chez ses amis, à la Châtre, pendant que le mari, lui, estlogé à Nohant, chez elle. Mais elle ne se plaint pas, et écrit : c< Couchée sur une terrasse, dans un site délicieux, je regarde les hirondelles voler, le soleil se coucher, se barbouiller le nez de nuages, les hannetons donner de la tête contre les branches, et je ne pense à rien du tout, sinon qu'il fait beau, et que nous sommes au mois de mai. »

Elle plaidera le 25 juillet seulement « en Cour royale ». « Il faut disputer pied à pied un coin de terre... coin précieux, terre sacrée, où les os de mes parents reposent sous les fleurs que ma main sema, et que mes pleurs arrosèrent. »

En attendant la plaidoirie nouvelle, et Je jugement définitif, elle est un peu maltraitée de temps en temps par l'opinion, et encore par la presse — par la petite presse — surtout celle de Bourges! Quelle copie pour la presse de Bourges! A celle-ci elle ne répond pas, ou peu, mais voici que M. Nisard lui fait de la morale S et l'accuse, ayant souffert personnellement du mariage, d'en vouloir dégoûter les autres, de faire dans ses romans « l'apologie de l'adultère! » — Voilà le grand mot lâché. Il dit : ce L'amant est le roi de vos livres! » et enfin ceci : « Il serait peut-être plus héroïque, à qui n'a pas eu le bon lot, de ne

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