‹ Fran©ois Buloz et ses amisChapitre 92 sur 173 · L ALBUM DE MADAME BL'LOZ · texte numérisé non relu

L ALBUM DE MADAME BL'LOZ

hommes ayant occupé sa vie et sa pensée, George Sand n'eut besoin ni de Sandeau, ni de iMusset, pour devenir une femme de génie, et si son génie fut soumis à certaines dominations masculines (que son caractère apathique se plut à subir), il n'en existe pas moins, et n'est dû qu'à elle-même. C'est donc plutôt une perturbatrice dans son temps, qu'une féministe; et c'est une perturbatrice, parce qu'elle a dénoncé l'hypocrisie des mœurs, et attaqué le mariage. Elle est d'ailleurs inlîniment supérieure, dans ce rôle du début, à la révoltée de 48, atteinte de la crise politicosociale. Mais il faut en revenir au mot de Renan pour définir ses faiblesses : « Le génie joue avec l'erreur, comme l'enfance avec les serpents; il n'en est pas atteint. Madame Sand traversa tous les rêves; elle sourit à tous, crut un moment à tous; son jugement pratique peut quelquefois s'égarer; mais comme artiste elle ne s'est jamais trompée*. »

Il a été question déjà, au cours des précédents chapitres de cet ouvrage, de l'album de madame F. Buloz. Il me semble intéressant de le feuilleter ici jusqu'au bout. Aux signatures de Vigny et de Heine, s'ajoutent d'autres signatures de collaborateurs et d'amis, non des moindres : A. Dumas,

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