‹ Fraternité révolutionnaire; études et récits d'après des documents inéditsChapitre 105 sur 206 · Archives du collè'^e Saint-l-'rHncois-Xavier · texte numérisé non relu

Archives du collè'^e Saint-l-'rHncois-Xavier

j'en prévins à haute voix Tofficier municipal chargé de la police. iVlors un officier de haute taille et qui me parut un chef de bataillon me saisit au collet et me secoua avec force en me disant : « Comment, coquin, tu « oses nous menacer des officiers municipaux : nous « nous f..tons d'eux comme de toi^. »

Ces exemples donnés parles chefs n'étaient que trop fidèlement suivis par leurs soldats. Voici, parmi plusieurs autres, le récit d'une scène de ce genre que je lis dans le procès-verbal d'un maire de village. Cinq ou six militaires, dit-il, avaient pénétré dans ma demeure, sabre au poing; ils s'y livraient à mille brutalités et outrages. « Je leur dis qu'il ne fallait pas m'insulter (moi du moins\ que j'étais officier municipal; ils me répondirent qu'ils se f..taient de moi. Je les sommai de sortir de chez moi au nom de la loi, tout fut inutile ; ils me forcèrent même de venir » à la bourgade ".

Ainsi méprisés, les malheureux représentants du pouvoir civil en étaient réduits à s'adresser aux dépositaires de l'autorité militaire, à les conjurer d'agir; mais ceux-ci se voyaient contraints de confesser pareillement leur impuissance^,

« Citoyens, écrivait Hoche aux administrateurs du département, je gémis comme vous et plus que vous

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