‹ Fraternité révolutionnaire; études et récits d'après des documents inéditsChapitre 128 sur 206 · Happorl de TImriot à Merlin, ci-dessus · texte numérisé non relu

Happorl de TImriot à Merlin, ci-dessus

:^. Celait alors Merlin (de Douai) : il fut remplacé dans ce poste; par Cochon, le 14 «germinal an IV, et devint alors luimême ministre de la Justice. Nous retrouverons ces deux conventionnels.

i. Arcliivcs nationales, F", :\29~, pièce H.

appuyée par le frère de la victime, Pierre Nicolas Loriqnet, fut rejetée par le ministre : il ne lui était pas loisil)le de se prêter à leur désir; il n'en avait pas le droit. « C'est au tribunal à exécuter les lois, repondaitil, et si, d'après leurs dispositions, il y a lieu à un sursis, ce que je ne crois pas individuellement, il ne manquera pas de le prononcer. Vous pouvez à cet égard vous reposer sur sa justice '. »

Effectivement, les juges, contrairement à l'avis, peut-être même aux désirs du ministre, comprirent le bien fondé de la réclamation du prévenu et, par une décision du 14 ventôse, firent droit à sa demande.

« Vu par le tribunal criminel du département de la Marne-, séant à Reims, la pétition à lui présentée par Jean Nicolas Loriquetle G ventôse, présent mois, et les pièces y énoncées ;

« Le tribunal, considérant que ledit Loriquet prétend faire valoir en sa faveur quelques dispositions de la loi et justifier qu'il s'est toujours livré à l'étude des sciences et des arls, qu'il ne s'est absenté que pour s'instruire déplus en plus..., que son père s'est pourvu à l'administration départementale dans un temps utile, que la pétition présentée à cet effet est restée dans les papiers du directoire du district d'Épernay;

« Considérant que l'article 5 du titre V de la loi du 25 brumaire an ÏIl est ainsi conçu : Dans le cas où le

Page 1