‹ Fraternité révolutionnaire; études et récits d'après des documents inéditsChapitre 160 sur 206 · Archives nationales, W, 398, pièce · texte numérisé non relu

Archives nationales, W, 398, pièce

2. Celui de Claude-Toussaint Leolerc était plus répréhensible encore. Il avait osé dire que « larbre de la liberté, au lieu de protéger les honnêtes gens, encourageait les libertins ».

par conséquent, on ne pouvait forcer personne à partir » pour les armées * .

Malgré tant d'insuccès, le tenace juge de paix continuait de chercher la vérité et de courir çà et là, dès qu'il croyait en apercevoir Tombre. Une quinzaine d'autres témoins sont par lui convoqués et interrogés ; mais eux non plus ne peuvent percer le mystère. Force lui fut d'avouer son échec complet : l'arbre de la liberté de Vaudeurs resterait invengé.

Ailleurs on fut plus favorisé, ou mieux peut-être moins difficile sur le choix des victimes. Le 18 frimaire an II (S décembre 1793), le représentant André Dumont écrivait : « Les rebelles de la Vendée ont ici des agents. On s'est, cette nuit, permis (à Amiens) un attentat affreux. L'arbre de la raison a été scié et enlevé ; heureusement à quelque chose malheur est bon. Il en résultera la punition des coupables ; j'exterminerai ces partisans de la Vendée -. »

Et sans retard il se met en mesure de réaliser ces menaces; l'arrêté suivant va nous le montrer à l'œuvre :

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