‹ Fraternité révolutionnaire; études et récits d'après des documents inéditsChapitre 170 sur 206 · lùic/., AFn.l4-i, 1159, pièce · texte numérisé non relu

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et tyrannique que Bédoin, affirmait du haut de la tribune de la Convention le représentant Rovère ', comptait seulement « huit à neuf cents habitants, parmi lesquels il défiait de trouver six citoyens qui jouissent d'un revenu de 1.000 livres ; les autres étaient ouvriers et cultivateurs .>, vivant presque tous au jour le jour et du travail de leurs mains.

Tout cela n'était pourtant qu'un début.

Pendant ce temps, en effet, le A^ bataillon de TArdèche avait atteint Bédoin, et s'employait activement à l'exécution révolutionnaire des ordres du proconsul.

« La terreur est peinte sur tous les visages, écrit le chef de l'expédition-, et l'outrage fait au cher attribut de notre liberté et aux lois sera vengé d'une manière éclatante...

« J'ai (déjà) fait arrêter dans le même instant tous les ci-devant nobles, prêtres, religieuses et notaires... Je leur ai associé les pères et mères d'émigrés, frères et sœurs et autres désignés par la loi et tes arrêtés. » Ces mécréants rassemblés, je suis monté à la tribune et les ai sommés de découvrir les coupables. Le croirais-tu, citoyen? un silence complet a été leur seule réponse. J'ai prescrit alors de saisir les chefs de la garde nationale. Mais comme ces mesures n'ont pas encore abouti jusqu'ici, qu'aucune dénonciation ne nous est parvenue, « nous allons prendre, ajoute le commandant de la force armée, la liste des scélérats qui, sous l'habit de sans-culotte, nourrissent le fana-

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