‹ Fraternité révolutionnaire; études et récits d'après des documents inéditsChapitre 186 sur 206 · i juin 1788. Archives nationales, ihid.. pièce · texte numérisé non relu

i juin 1788. Archives nationales, ihid.. pièce

sévérer en corps de nation? (Enfin) la religion catholique n'est-elle pas une religion universelle que peuvent observer également et le fier républicain et le sujet d'un royaume ' ? »

Il me reste à signaler un dernier écrit, celui-là justifiant un peu mieux, vu Tépoque, des poursuites contre son auteur. « Le livre amusant que les Actes des Apôtres -, remarquait M. Cagnyé ; les jolis vers que j'ai lus dans le volume que vous m'avez prêté... S'il était possible que vous m'envoyassiez les autres volumes, vous m'obligeriez infiniment... Si la Constitution si nouvelle qu'on n'a rien vu de semblable sous le soleil, ne convient pas au peuple français, si elle ne marche pas, un ne peut s'en prendre à ce qu'on appelle les aristocrates puisqu'ils n'ont pas mis la main à la construction de ce superbe vaisseau et qu'ils ne le conduisent pas. On ne voit pas ou presque pas d'aristocrates parmi les électeurs de l'empire français, parmi les députés de l'assemblée actuelle, dans les municipalités, dans les directoires de district, de département, dans les tribunaux; ils n'ont aucune influence dans l'administration. Si tout allait de mal en pis, si la France se précipitait vers sa ruine, ils pourraient dire : Nous sommes innocents de cet épouvantable malheur-^. »

Rien de plus exact que tout cela ; mais celui qui avait écrit ces lignes ne devait pas tarder à apprendre à ses dépens qu'il vivait en des jours oi^i il n'était pas permis

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