‹ Fraternité révolutionnaire; études et récits d'après des documents inéditsChapitre 187 sur 206 · mars n92. Archives nationales, loc. cit., pièce · texte numérisé non relu

mars n92. Archives nationales, loc. cit., pièce

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d'exprimer, même dans une lettre confidentielle, des pensées mélancoliques, fussent-elles corrigées par des conseils comme celui-ci : « Encore, Madame, faut-il (cependant) courber humblement la tête, baiser des mains qui vous frappent sans pitié et même avec délectation ^ »

Toutefois ce qui le compromettait plus encore c'étaient les lettres reçues parlui. Les étranges'justiciers devant lesquels il comparaissait ne semblaient pas se douter qu'un destinataire n'est pas responsable de ce qu'on lui écrit, qu'il ne partage pas nécessairement toutes les idées de ses correspondants et que le fait de conserver un document ne signifie pas qu'on en accepte le contenu.

Les juges du pauvre jureur le récompensèrent de ses capitulations schismatiques en oubliant tout cela.

M. Cagnyé avait précédemment donné l'hospitalité à un nommé Rebours, de Coulommiers-. A cette occasion, le prêtre montra une telle amabilité que l'hôte touché de tant de bonté se crut obligé de lui en dire sa gratitude. Trois lettres lui furent adressées dans ce but, lettres enthousiastes, remplies d'effusions outrées. Or ce Rebours était loin d'applaudir aux changements qui s'opéraient, et il s'en expliquait sans détours. Il parlait même des puissants du jour, du moins dans sa correspondance •\ sans ménagements ni fai-

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